Motherfuckers are so nice.

Honnetement, j'en ai plus rien à foutre. De moi, de lui, de vous. Les gens me fatiguent, m'agacent. J'ai passé deux ans de ma vie à me détruire pour le regard des autres. Et finalement, se rendre compte que les gens sont réellement incapables de vous aimer pour ce que vous êtes, ça fait mal. Trop mal. Alors stop. Il y a toujours un moment dans la vie où on se rend compte qu'il faut tourner déchirer des pages pour avancer. Oublier, fuir. Appellez ça comme vous voudrez. Non, je ne suis pas courageuse. Je préfère fuir mes problèmes plutôt que les affronter. Pathétique mais personne ne change jamais, que voulez vous. Vodka, cul sec, joint. On aime ça, on rigole. J'étais heureuse à ce moment précis. Quand j'étais avec vous, déchirée, allongée sur ce sol froid. En mode Mikado, comme elle dit. J'ai ris, ris, ris et encore ris. C'était réellement ce dont j'avais besoin. Mes meilleures amies, et du bonheur à l'état pur. Du bonheur à vingt euros la barrette, certe. Je n'arrète pas ce blog, parce que finalement, il a toujours était là. Mais j'ai, encore, changé d'adresse msn. Je ne donne plus mon adresse à n'importe qui, je n'ajoute désormais que les personnes que je connais, ou que je n'ai réellement pas envie de perdre, pour X raisons. Les autres, niquezdoncvosmeres. Je ne ferai pas ma rentrée au lycée Maurive Genevoix en septembre cette année. Du moins jusqu'à Janvier. Je n'aurai donc plus internet pendant ces trois mois. Mais c'était la seule solution. Je n'ai pas encore les résultats de mon bac, que j'attends pourtant avec impatience, c'te blague. L'été s'annonce long. Finalement, j'ai envie de partir loin. Que toute cette merde s'arrète pour de bon. Que je devienne amnésique. Le passé c'est le passé mais pour l'instant il détruit mon présent.
# Posté le lundi 03 juillet 2006 15:29
Modifié le lundi 29 juin 2009 08:26

Les mensonges, les regrets, tout ce que je hais.

Des souvenirs désordonnés, et cette sensation au creux du ventre lorsque je les évoque. Un entrelacs de rires, de jambes, de fumée. Mes mains crispées sur sa peau, sa voix qui me rend folle, l'obscurité radieuse qui règne dans sa chambre quand je suis dans ses bras, nos discussions exaltées et nos inlassables étreintes, l'oubli total de ce monde insignifiant, juste lui, juste moi... Nos membres confondus, nos rires accordées. Et noyer mon regard dans ses yeux limpides. Et offrir mon cou à ses lèvres avides. Allumer des cigarettes que l'on fume à deux, ne plus rien désirer, ne plus rien redouter, l'imperfectible satiété du corps à corps, du coeur à coeur, bercé par la musique. Délicieuse lassitude, nos êtres gisent côte à côte, en silence. Et exultent uniquement d'être ensemble. Lui, jouant négligemment avec mes cheveux, moi promenant mes doigts le long de la courbure de ses reins. Des frissons, et la force tranquille de son corps étendu dont le seul contact me brûle la peau et l'âme. Non, je n'ai peur de rien quand je suis dans ses bras. De rien. Je fais de mon souffle l'écho des battements de son coeur, de sa jambe qui m'entoure une chaîne indéfectible. Je le regarde, et l'ombre de ses cils sur sa joue, sa moue d'enfant, sa main abandonnée, déchaînent en moi des passions disproportionnées... Moi qui fuyais l'amour, qui le fustigeais à l'envie. C'était sans compter avec son existance, à lui.
# Posté le vendredi 18 août 2006 14:11
Modifié le jeudi 09 juillet 2009 18:57